Histoire moderne (Alès)

Salle du Capitole – Face à la Mairie d’Alès

 MERCREDI     9h00-12h00     M. BILOGHI     100€

8 conférences dans l’année universitaire

Dates : 18/10 ; 15/11 ; 13/12 ; 10/01 ; 07/02 ; 07/03 ; 04/04 ; 16/05.

 

L’État  dans tous ses états (XVe-XVIIIe s.) : constructions, adaptations et réactions européennes.

Entre le XVe s. et le XVIIIe s. s’édifie en Europe un type d’État d’essence monarchique marqué par la mise en œuvre d’une dynamique centralisatrice et régulatrice des territoires et des sociétés. Le monarque « absolu » qui se substitue au suzerain féodal en jouant sur les divisions religieuses et la contestation du Saint-Empire, s’impose et s’identifie progressivement à une « nation » qu’il contribue à se cristalliser. Cette construction, inégale et diverse sur l’ensemble européen, ne va pas sans tensions et moments paroxystiques où les violences guerrières, les affrontements religieux et les volontés politiques accompagnent, renforcent ou détruisent  les projets absolutistes entre l’Atlantique et l’Oural.

L’État de la Renaissance n’est pas l’État « classique » ou « baroque » qui n’est pas celui des Lumières même s’ils se nourrissent  aux mêmes sources.

Après avoir montré l’émergence au sein du monde féodal des premiers Etats « nationaux » et défini le modèle d’une monarchie « consultative » en France entre Charles VII et François Ier durant l’année 2016-2017, nous consacrerons l’année 2017-2018 aux guerres civilo-religieuses (1561-1598/1629) et à l’établissement dramatique de la monarchie absolue que les rois de France érigent en modèle ou contre-modèle pour l’Europe des XVIIe et XVIIIe siècles.

Ainsi, c’est dans la douleur que naissent les États nationaux qui s’affirment au XVIIIe siècle par leur puissance militaire et politique mais aussi par leur rayonnement intellectuel, artistique et scientifique alors que les Lumières annoncent d’autres modèles de gouvernement faisant écho à la montée des contestations économiques, sociales et culturelles au sein des « opinions » désormais « publiques ».