Découverte de la Philosophie (Nîmes)

249 rue de Bouillargues

JEUDI     15h30-17h00     98€

Danièle Bouville

 

Fidèle au philosophe anglais Locke qui rejette «l’abus des mots» de ceux qui se plaisent à produire«un tissu curieux mais inexplicable de paroles obscures» à seule fin de «le faire admirer des autres hommes», nous veillons dans ce cours à la plus grande clarté  possible de notre propos, constamment animé par le souci de le mettre à la portée de tous, même si un vocabulaire technique s’impose parfois.  

Cette année, c’est de l’ AMOUR que nous traiterons, question au combien préoccupante dans la vie de chacun. C’est dire qu’ EROS, ce «magicien» selon les mots de Platon, occupera une place d’honneur. Nous ne négligerons pas pour autant les autres figures de l’AMOUR, comme l’AMOUR PARENTAL et FILIAL, ou l’AMOUR DU PROCHAIN et de DIEU, mais aussi l’AMOUR DE SOI et l’AMOUR-PROPRE.

C’est également sur NIETZSCHE que portera notre réflexion. Ce penseur allemand est désormais si célèbre que certains de ses propos donnent parfois lieu à des slogans. Pourtant, si notre époque lui rend souvent hommage, pendant longtemps l’Université a refusé de lui accorder ses lettres de noblesse. Et pour cause, puisque cet inactuel, selon ses mots, s’est plu à faire une critique au vitriol de l’esprit de son temps, et de son pays, pour lui préférer la Grèce Antique et son goût du tragique. Si l’on ajoute à cela que NIETZSCHE s’est défini lui-même comme de «la dynamite», et a toujours boudé ce qu’il appelle «la philosophie des concepts gris», préférant exprimer sa pensée dans un style poétique, aussi riche que subtil, on saisit aisément les raisons qui ont conduit l’institution à laisser un tel philosophe au bord du chemin. Réjouissons-nous donc que notre époque nous permette de goûter sans modération à son «Gai Savoir», et nous offre la possibilité de comprendre que, pour critique qu’il soit, loin d’être un négateur, NIETZSCHE nous convie bien au contraire à proclamer avec lui un retentissant «oui à la vie».