Découverte de la Philosophie (Nîmes)

249 rue de Bouillargues

JEUDI     15h30-17h00     100€

Danièle Bouville

IDENTITE QUI ES-TU?

Au cœur des préoccupations actuelles, l’identité ne cesse d’être débattue. Certains parlent d’«Identité malheureuse» (Alain Finkielkraut), là où d’autres préfèrent évoquer une «Identité heureuse» (Alain Juppé).

Mais d’abord: Identité qui es-tu? Es-tu avant tout personnelle? L’intérêt porté par beaucoup à  leur arbre généalogique pourrait le laisser supposer.

Cependant, à trop se centrer sur son identité personnelle, ne risque-t-on pas de se replier sur soi? Faut-il alors se contenter des maigres renseignements figurant sur une carte d’identité? Mais ne serait-ce pas frustrant? Faut-il alors s’orienter vers  l’identité culturelle, voire vers l’identité nationale?

Durant les dernières décennies, l’identité culturelle a souvent conduit à revendiquer un droit à la différence. Toutefois, actuellement, le risque de repli identitaire et de haine des autres est souvent pointé. Est-ce pour cette raison que certains prétendent qu’«Il n’y a pas d’identité culturelle»? (François Jullien). Pourtant, chacun s’exprimant dans une langue donnée, celle-ci n’est-elle pas constitutive de l’identité de chacun?

Cet intérêt porté à la langue nous conduira alors à nous demander si bien parler est aussi essentiel que certains le professent dès la Grèce Antique.

Ne  faut-il pas plutôt se  méfier des beaux discours? Dès lors, la qualité et la pertinence d’une pensée sont-elles sans rapport avec la beauté de la langue?

Les savoureuses controverses entre Socrate et les sophistes à ce sujet, telles que Platon les a mises en scène voici plus de vingt-cinq siècles, devraient, entre autres références, nous permettre d’y voir plus clair sur cette question.